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François Ier et Rosso Fiorentino

Commissaires de l’exposition

Vincent Droguet, conservateur en chef au château de Fontainebleau Thierry Crépin-Leblond, conservateur général, directeur du musée national de la Renaissance – Château d’Écouen

Catalogue

Catalogue de l’exposition Sous la direction de Vincent Droguet et Thierry Crépin-Leblond, commissaires de l’exposition Éditions de la Réunion des musées nationaux – Grand Palais

232 pages, 39€

Exposition du 23 mars au 24 juin 2013

La défaite de Pavie en 1525 et les mois de captivité à Madrid jusqu’en 1526 n’eurent pas raison de l’amour que François Ier vouait à l’Italie. Foyer artistique sans rival, la Péninsule s’imposait en modèle.

Dès 1528, le roi de France prenait la décision de se fixer à Paris et d’embellir la capitale et ses alentours afin d’inscrire son règne sous les auspices de la magnificence. Le temps des fêtes et des chasses en Val de Loire était désormais révolu. S’ouvrait celui de Fontainebleau, demeure préférée entre toutes. Les travaux engagés en 1528 et conduits jusqu’à la fin du règne transformèrent le château médiéval et ses abords en une résidence au goût du jour, plus vaste, marquée par la leçon italienne, mais sans perdre l’irrégularité française. Pour l’embellir, le roi espéra convaincre quelques-uns des plus grands maîtres italiens d’entrer à son service.

Michel-Ange et Giulio Romano refusèrent l’offre. D’autres se laissèrent séduire. Giovanni Battista di Jacopo (1494-1540), surnommé Rosso Fiorentino, le Florentin roux, arriva à Fontainebleau en 1530. Entre 1530 et 1540, Rosso créa à Fontainebleau plusieurs grands décors dont le plus important et le seul qui nous soit parvenu est la galerie François Ier, ornée entre 1533 et 1539 de lambris sculptés, de fresques et de stucs selon une formule inédite en Europe.

La création du Rosso, à laquelle Primatice participa également, était d’une originalité absolue. Son rythme, son répertoire ornemental foisonnant, son iconographie complexe furent rapidement diffusés par la gravure et firent même l’objet d’une duplication sous la forme d’une somptueuse tenture, aujourd’hui conservée à Vienne. Rapidement et pendant tout le XVIe siècle, la peinture, la sculpture, mais aussi les arts décoratifs (mobilier, orfèvrerie, émail, reliure, broderie) trouvèrent leur inspiration dans ce répertoire formel à la fois séduisant et novateur.

L’exposition qui se tient dans la salle de la Belle Cheminée évoque la rencontre majeure de l’esthétique italienne et de l’art français à travers une centaine d’oeuvres inspirées au XVIe siècle par la galerie François 1er.

Cette exposition est organisée en partenariat avec la Réunion des musées nationaux – Grand Palais et le musée national de la Renaissance – Château d’Écouen.

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